18.6.05
Cinq livres
On m’a posé une foutu question, dernièrement : « 5 livres qui comptent pour vous ? ». Après une brêve réflexion, j’ai balancé quelques titres... mais tout de même, ça ce peux pas de répondre aussi rapidement à une question pareille. D’abord, ça veux dire quoi, ça ?
C’est ceux que j’ai le plus aimé lire, ceux que je relis, ceux que j’admire, ceux qui évoquent quelque chose de personnel pour moi, ceux que j’emporterais sur une île déserte ?
Ah, vu comme ça c’est moins simple, hein ?
Eliminons d’abord cette histoire d’île déserte, en la prenant au pied de la lettre. Moi, sur une île déserte je prendrais des bouquins qui parlent d’île déserte (vive la mise en abîme), donc : Robinson Crusoé de Daniel Defoe, Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier, Deux ans de vacances de Jules Verne, Sa majesté des mouches de William Goldsmith, et en cinquième, un qui attend que je le lise, Les Robinsons suisses (de Wiss je crois). Voilà qui est réglé, quoi que ça soulève une question : on parle bien de romans, quand on parle de livres qui comptent ? Vu que, la des manuels de survie seraient opportuns...
Admetons les romans comme base, nous verrons une autre fois pour les 5 essais définitifs.
Les 5 livres que j’ai le plus relus, c’est sans doute Les souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol (je fais un lot, en fait y en a 4 rien que la...), La petite maison dans la prairie (si si) de Laura Ingals Wilder, Vendredi ou la vie sauvage, Comme un roman de Daniel Pennac et Chiens perdus sans colliers de Gilbert Cesbron. Mes lectures de gosse et d’ado en somme ? Sans doute pas les meilleurs, a y regarder de près, à peine un classique, mais chargés de souvenirs. J’ai sans doute lu des livres mieux écrits, de la vraie litterature, noble et tout. Zola, Flaubert, Steinbeck, Robbe Grillet, de bons souvenirs aussi. Mais ceux la (et probablement quelques autres) c’est tout mon univers personnel de rêve et d’aventure (et Pennac qui flotte la dedans, enfin bref...). Je crois pouvoir dire que les livres qui comptent le plus pour moi finalement ce sont ceux que j’ai le plus relus (d’ailleurs si je les ai relus c’est pas un hazard), notamment parce que je me les trimbale depuis longtemps. Toute cette intimité, ces relectures, ont fait que ces livres la font partie de moi.